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SOYEZ DEHORS

« On ne peut échapper à l’instant présent. Dès lors, tout le reste semble s’effacer. » – Oliver Macdonald Oulds

Be Out There est un portrait de l’illustrateur Oliver Macdonald Oulds, qui montre comment sa vie à vélo libère son énergie créatrice. Oliver vit et travaille à Londres, et grâce au vélo, il trouve de nouvelles perspectives pour son art et pour éclairer sa pensée.

Faisant quotidiennement la navette entre Stockwell, au sud de Londres, et son atelier du quartier de Dalston, au nord-est de la Tamise, l’artiste s’inspire dans ses dessins de ce qu’il voit dans la rue lors de ses trajets à vélo, aux quatre coins de cette ville aux multiples communautés.

« Ma façon de dessiner est en général liée aux différents lieux où je me rends. Si je me promène en ville, ce sera quelque chose qui attirera mon attention. Pas loin de mon studio par exemple, il y a un marché, et je vois très souvent des gens transporter de très gros objets, très lourds. Voilà, ça peut être juste une de ces scènes de vie. Tu peux si tu veux en tirer des métaphores… Mais sur le plan visuel c’est juste très fort. C’est donc ce genre de choses que je vois par hasard qui me pousse à m’arrêter et à tenter de faire rapidement un croquis ».

« Le plus bel aspect de l’illustration n’est pas lié à la représentation du monde tel qu’il est. Elle te permet en effet de pouvoir jouer avec différentes perspectives au sein d’une même image, et je pense que l’on a facilement tendance à l’oublier. Ce qui me plaît le plus cependant, c’est d’essayer de capturer quelque chose de mouvant ou de fugace ».

Depuis son enfance, le vélo a toujours fait partie de sa vie. Le père d’Oliver faisait du cyclocross, et sur des photos on les voit ensemble nettoyer son vélo, celui-là même que l’artiste utilise aujourd’hui pour naviguer dans la ville.

« Le vélo a en quelque sorte toujours été là. Selon moi, il t’aide à augmenter ton seuil de tolérance à la douleur. Tu comprends quand tu es dessus que c’est toi-même qui l’a voulu et que, pour cette raison, tu vas parvenir à t’en sortir. Et puis il y a tout ce qu’il y a autour : la satisfaction, les vues qui défilent, le bien-être, l’espace que ça libère dans ta tête. Entre le moment où je quitte le studio à vélo, et le moment où j’arrive à mon appart, j’ai eu tout le loisir d’oublier la plupart des soucis de ma journée. »

Oliver est comme des millions d’autres personnes qui se déplacent en ville à vélo et qui ont besoin de cette libération de l’esprit, de la lucidité que cela procure. Rouler à vélo aide à survivre au chaos environnant et si vous vous y mettez, vous verrez vite que ce n’est que l’une de ses multiples vertus.

« Sur mon trajet, il y a un moment où je dois traverser un pont qui enjambe la Tamise. C’est l’un des rares endroits à Londres où tu peux embrasser l’horizon. Là, tu peux voir le ciel en grand, en très grand, et chaque fois ça me donne envie d’inspirer une grande bouffée d’air. Ça a sur moi un effet miraculeux. »

« Parfois je me dis que la meilleure chose à faire en vélo c’est d’aller voir du pays, de partir à la découverte d’un nouvel endroit, en empruntant un itinéraire différent. Ça donne un peu l’impression d’être une pratique positive qui a tout juste le vent en poupe. Mais c’est surtout, selon moi, ce qui se rapproche le plus du moment de la récré, destiné aux adultes d’aujourd’hui. Quand t’es gamin, le jeu fait partie intégrante de ta journée, et c’est quelque chose que l’on oublie un peu trop facilement. Je pense que le jeu doit s’insérer dans l’équilibre qu’il faut trouver entre vie professionnelle et vie privée. Il te faut ta dose un peu tous les jours. Et être à vélo me permet d’y arriver. »

Chaque métropole offre des lieux d’inspiration, et le travail d’Oliver est en partie le produit des environnements qu’il découvre à vélo. La stimulation mentale et la pleine conscience qu’offrent les déplacements urbains à vélo favorisent sans aucun doute la créativité et la clarté de l’esprit.

« Au début, tu restes toujours un peu trop conscient de ce que tu viens de laisser derrière toi. Puis au fur et à mesure arrive un moment où le geste répétitif, le rythme du vélo, avec le ronron de la chaîne et tout ça, te permettent de te focaliser sur la rue et tout ce qui s’y passe, en restant concentré. Il y a tant de stimulations dehors que l’on ne peut s’empêcher d’être dans l’instant. Et tout le reste semble s’effacer. »

« Cela crée un rythme qui permet de penser différemment. Mais j’aime aussi beaucoup le point de vue physique que me donne le vélo lorsque je traverse la ville. Il me la fait voir sous un autre angle. »

Les pièces portées par Oliver proviennent de notre nouvelle collection Performance Sportswear automne-hiver 24. Conçue pour la vie à vélo et en dehors, cette ligne incarne la performance et l’innovation de Rapha, adaptés à la vie de tous les jours.

Voir la tenue d’Oliver